Plaza Santo Domingo

Plaza Santo Domingo
Là aussi, sur le banc, c'est Céline... Si si, regardez bien!! Cet arbre est vraiment énorme, je nai jamais vu ça!
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# Posté le dimanche 16 octobre 2005 14:02
Modifié le jeudi 07 juin 2007 03:30

Céine/Plaza Santo Domingo

Céine/Plaza Santo Domingo
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# Posté le dimanche 16 octobre 2005 14:05

Catedral de Murcia

Catedral de Murcia
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# Posté le dimanche 16 octobre 2005 14:09
Modifié le jeudi 07 juin 2007 03:30

Palacio episcopal

Palacio episcopal
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# Posté le dimanche 16 octobre 2005 14:21
Modifié le jeudi 07 juin 2007 03:30

2e semaine

Houlà dur le réveil ce mercredi ! Nous devons rencontrer notre tutrice Eva à Espinardo. Nous arrivons un peu en retard aux rendez-vous fixé à 10h30, mais Eva nous en excuse sans problème. Elle nous explique que nous avons choisi des cours de 4e année, mais que cela ne pose pas de problème. J'ai cependant quelques appréhensions concernant notre niveau ; on verra bien... Nous organisons nos emplois du temps, et avec sa gentillesse habituelle, Eva nous annonce qu'elle ne sait pas quand les cours commenceront, « peut-être le 18 octobre... ». C'est décidément une gestion à l'espagnole, mais pour nous tant mieux, nous allons avoir droit en tout à mois de vacances ! En sortant, Eva nous fait visiter une petite boutique de matériel, conçue spécialement pour les étudiants, juste devant notre bâtiment. Aux relations internationales, j'arrive à avoir accès à internet pour la première fois depuis mon arrivée. Ahhhhh quel soulagement de pouvoir lire les mails et les posts sur coolcavemen.com !!

Dans nos cours figure une seule matière théorique, qui selon Eva est assez philosophique et difficile pour des étudiants étrangers. Nous rencontrons donc Matilde, notre professeur, pour essayer de trouver des possibilités de compromis. Nous ferons en fin de semestre un dossier écrit plutôt qu'un examen ; mais au vu de la bibliographie, ce travail ne s'annonce pas des plus simples. Matilde est étonné que nous ne connaissions aucun des auteurs cités, si ce n'est Kant ou Hegel. Il va nous falloir trouver les ½uvres en français mais rédiger un dossier de 25 pages en Espagnol sera un travail de longue haleine. Heureusement, je peux compter sur l'aide de Paco. D'ailleurs, ce dernier se révèle être le plus sympathique de mes colocataires. Il arrive que nous nous croisions en soirée et il n'hésite pas à discuter avec les autres étudiants Erasmus.

Quelle chaleur ! Les 30° degrés systématiques dans l'après-midi sont devenus handicapants, et je commence à comprendre pourquoi les Espagnols dorment tout l'après-midi. L'inactivité de l'après-midi renforce l'envie de sortir le soir. Je rencontre comme d'habitude de nouvelles personnes à chaque sortie, mais en même temps de jour en jour se dégage un vrai groupe d'amis, qui garde comme base commune la fête chez Thibault. Ce que j'aime dans ces soirées passées ensemble, c'est l'ambiance « Tour de Babel » qui règne. Leonardo l'italien me parle en Espagnol mais en Anglais aux Autrichiennes pour qu'elles comprennent et je traduis le tout à Céline en français. Derrière nous, Laetitia la Française met à profit ses origines portugaises pour parler avec Ruy, avant que celui-ci entame une conversation en italien avec Rossana. Les exemples sont sans fin. Je n'ai pas seulement d'apprendre l'Espagnol cette année, j'ai aussi envie de renouer avec l'Allemand du collège (7 ans quand même ça laisse des traces !) et tambem quero falar português um poquito ! Je n'ai pas l'impression d'avoir réellement progressé en Espagnol, et pourtant c'est objectivement le cas: j'arrive maintenant à tenir des conversations à peu près correctes avec des “autochtones”, à condition qu'ils n'aient pas trop l'accent murcien. Fort de nombreuses heures de visionnage de télévision, j'arrive à comprendre les gens sans les faire répéter. Je pense avoir maintenant retrouvé mon niveau du lycée, si ce n'est dans les conjugaisons où là j'ai encore du travail.

Samedi 1er octobre: Murcia Rock festival!!! Après une séance internet gracieusement offerte par Audrey et Laetitia dans leur super appart', nous ne sortons que vers 17h, la chaleur étant trop insupportable. Décidément, je n'arrive pas à me faire au style des jeunes Espagnols: Ils s'obstinent à porter les cheveux longs derrière et courts devant... beurk. Quand aux chicas espagnoles, les franges et les coupes “artistiques” semblent de rigueur... re-beurk. Le Heavy Metal stéréotypé à la Iron Maiden, avec son lot de pantalons en cuir, jambes écartées, grosses chevelures et solos interminables, est à la mode... Décidément rien pour me plaire ! De tous les groupes à se produire, un seul se démarque réellement du reste : un groupe de Reggae avec des bons musiciens qui m'a bien donné envie de bouger... et dont j'ai malheureusement oublié le nom. Cette sortie est à nouveau l'excuse pour discuter avec le groupe habituel. José le Murcien me propose de venir un jour boeufer avec son groupe, je fais connaissance de Sigrid la chilienne et Miriam se met en tête de me faire boire. Après moult péripéties, je finis cette soirée géniale sur un coin de rue à discuter avec les filles (autrichiennes, encore et toujours) jusqu'à 5h.

Dur dur de se lever le lendemain à 8h pour la plage !! En réalité c'est le coup de fil de Céline à 9h qui me tire de mon profond sommeil, et nous nous retrouvons à la gare pour prendre le train pour Alicante. Nous avons décidé de cette sortie la veille avec Audrey et Laetitia, étudiantes en LLCE à Nanterre. Malgré le soleil, le vent est frais et nous projette du sable à la figure, ce qui gâche un peu le plaisir, mais Céline se baigne quand même et s'amuse comme une petite fille. C'est avec du sable plein les oreilles que nous décidons d'aller sur les hauteurs de la ville. Certaines sont agréables, mais le panorama est vraiment affreux : Alicante est l'exemple même de la ville méditerranéenne dévorée par le tourisme rampant, où les tours transforment son littoral en côte de métal et de béton. Benidorm, à quelques kilomètres au nord, est encore pire, m'assure-t-on.

Paco m'avait dit qu'il ramènerait sa guitare ce week-end, mais sa fin de semaine très festive lui l'a fait oublier. J'ai vraiment besoin de jouer bientôt, l'envie de composer me démange, c'est dur. Quant à mon sax, absent lui aussi, l'écoute d'un bon vieux Maceo me rappelle comment j'aime cet instrument.

J'ai de plus en plus l'impression d'être chez moi ici à Murcie. Je connais maintenant le centre à peu près par c½ur, et c'est avec plaisir que je rentre chez moi à pied après les soirées par les petites rues. Avec Céline, nous commençons à avoir nos petits lieux habituels, à l'image du Menos Quarto où avec un peu de chance, nous arrivons à consommer gratuit, avec la complicité d'Antoine. Comment décrire ce dernier ? Il est ce gars de banlieue parisienne, avec cette tchatche qui lui est si particulière et qu'il reporte en Espagnol, avec ses « Olé Tio », sorte de « Yo mec » à la murcienne.

Ca y est, j'ai décidé : cette année sera celle des expériences...

Tom.
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# Posté le dimanche 16 octobre 2005 14:25